Le nomadisme, un état d’esprit ?

30 septembre 2018 | Nomadisme et désencombrement

nomadisme vs sédentaritéLe nomadisme serait-il un état d’esprit ? C’est la question que je me suis posée tout récemment, en ayant soudain l’impression que ma phase « nomade » était terminée.

Devenir nomade : un défi pour s’alléger

Pour mémoire, je me suis lancé, il y a un peu plus d’une année, le défi de m’alléger matériellement (vider mon appartement), pour pouvoir ‘voyager léger’ et devenir ‘nomade’. Après avoir vendu et donné la quasi-totalité de mes possessions, j’ai quitté mon emploi, rendu mon appartement et quitté Genève (Suisse) où j’avais presque toujours vécu.

Mon expérience du nomadisme

Pendant un peu moins d’un an (novembre 2017-septembre 2018), j’ai vécu « officiellement » à 3 endroits dans régions distinctes de Suisse, toujours en colocation. J’ai séjourné dans une vingtaine d’endroits – essentiellement en Suisse –. J’ai visité environ 50 villes, villages et lieux différents. Le tout en travaillant, entre « chez moi », cafés, trains, bibliothèques et extérieur. En parcourant également des milliers de kilomètres en train, en rencontrant et visitant des gens ; en possédant environ 300 objets en tout et pour tout, et avec un budget mensuel de moins de 3000 CHF (ce qui en Suisse n’est pas beaucoup).

Signification personnelle du nomadisme

Le terme « nomade » couvre une grande variété de significations, et d’ailleurs celui de « sédentaire » également. Alors que j’emménage dans un appartement loué (et non chez quelqu’un), en couple, dans une région où je me vois rester à moyen-long terme, j’ai soudain l’impression d’avoir bouclé mon étape « nomade ».

Le caractère « nomade » tient pour moi à :

  • une optique ‘à durée déterminée’ par rapport au lieu où l’on vit
  • la légèreté matérielle, une simplicité du mode de vie
  • la non-dépendance à un lieu de travail

Des avantages et des inconvénients

Les atouts du nomadisme tel que je le conçois sont :

  • une immense liberté de mouvement (et liberté tout court)
  • la légèreté et l’indépendance liée au nombre réduit de possessions et généralement de frais financiers
  • la rencontre de nombreuses personnes, la découverte de nombreux endroits

Les inconvénients, tels que je les ai perçus :

  • l’importance prise par les aspects pratiques du quotidien, la nouveauté presque permanente et les trajets qui peuvent, à l’excès, causer une intense fatigue psychique (stimulation et besoin d’adaptation)
  • le risque de volatilité des relations sociales et/ou l’effort pour maintenir celles existantes

Après 2 mois presque sans domicile fixe, à me déplacer quotidiennement (de 10 minutes à plusieurs heures de trajet), à séjourner dans 8 lieux différents dispersés géographiquement, à visiter environ 25 villes, villages et lieux, je me suis rendu compte que non seulement je ne parvenais pas à travailler, mais aussi que j’étais régulièrement épuisée et hyper sensible, comme en « régression ». L’adaptation à la nouveauté, quasi-permanente, la difficulté de maintenir des habitudes (en plus d’autres facteurs, liés aux lieux), ne me laissaient plus suffisamment d’énergie pour fonctionner normalement.

Combiner le meilleur de 2 modes de vie

Cette phase est maintenant terminée. Je considère qu’en prenant un appartement à durée indéterminée, en couple, dans une région où je me sens particulièrement bien, je me « sédentarise » à nouveau. Pour autant, je fais en sorte de conserver les avantages du nomadisme : légèreté matérielle en ré-acquérant le moins possible de choses ; liberté de mouvement, en restant nomade professionnellement, et en rayonnant à partir d’un point fixe central ; et une vie relativement simple, peu dépensière.

Libre et enracinée

Equilibre et nuance… la voie du milieu comme idéal. L’exploration des « extrêmes » (sédentarité marquée lorsque j’étais à Genève, avant novembre 2017 et nomadisme radical en août-septembre 2018) a été passionnante. Ma conclusion : rester libre dans tous les aspects de ma vie, tout en ayant la stabilité conférée par un point de référence (lieu de vie, relation de couple), où planter ses racines. Un joli paradoxe, je trouve : être libre et bien enraciné(e). J’aime ça, et vous ?

 

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