Comment je me désencombre pour devenir nomade

Comment je me désencombre pour devenir nomade

Pourquoi me désencombrer?

Tout a commencé par une envie de mobilité: me délocaliser professionnellement une fois mon emploi quitté – et utiliser internet pour travailler où je veux. En amont, plusieurs expériences m’ont amené à cette envie de m’alléger matériellement: voyage, nombreux déménagements, dont plusieurs fois « chez quelqu’un » avec la plus grande partie de mes affaires dans un grenier ou un box de garage. Elles y sont restées 4 ans! Les objets qui n’en avait pas bougé étaient de toute évidence inutiles. Pendant cette période, j’ai également vécu 4 mois au Québec, et partie avec beaucoup trop de bagages…plus jamais!

En 2008 déjà, alors que j’étais au Québec, j’ai lu en boucle « Se désencombrer de l’inutile » (R. Poletti, B. Dobbs, Ed. Jouvence, 2008). J’avais une conscience aiguë de poids que peut représenter le matériel, mais aussi le passé, sur nos épaules. Après de nombreux déménagements – suite auxquels même si je triais mes affaires et m’efforçais de m’alléger, je me suis rendu compte à quel point j’avais encore beaucoup de choses! Une quarantaine de cartons je crois, pour mon dernier déménagement. Alors, l’idée m’est venue – un peu folle – lors d’une formation de praticien PNL l’été dernier: me désencombrer massivement, de manière à « voyager léger » dans un premier temps, puis devenir nomade.

Ce que j’entends par « nomade »

En quelques mots: quitter mon appartement avec ce que je peux porter (ou presque) pour me sentir libre de vivre à différents endroits (logements meublés) pour quelques jours ou quelques mois. Ce choix implique de se détacher de l’aspect émotionnel de propriété, voire d’identification aux objets. « Les objets que j’utilise sont des outils. Je suis pleinement moi-même avec et sans ces objets.  »

Un soir en rentrant de ma formation PNL, juste après avoir évoqué cette idée un peu folle au cours d’un exercice, j’ai fait le tour de mon appartement, bibliothèque et armoires comprises, et réfléchi à ce que je garderais et ce dont je serais prête à me séparer. J’ai même fait un tas sur une table avec les affaires que je souhaiterais emporter. J’ai été surprise de réaliser que la plus grande partie de mes affaires ne me semblait pas indispensable, et que, de plus, je ne m’en servais que rarement. Livres, vêtements, bibelots,… souvent nous conservons des choses parce que nous en avons la place mais sans conscience réelle de leur inutilité – voire de leur présence!

Un déménagement à dos « d’homme » (ou de femme)

A deux semaines de mon départ, j’ai prélevé toutes les affaires à emporter, pour une simulation de bagages…et l’aspect de la pièce n’a pas tellement changé. Il en va autrement de l’armoire dans laquelle je rangeais la papeterie et la paperasse: 4-5 sacs de papier photo d'un grand sac de classeurs videsévacués plus tard, et un grand sac de classeurs vides, je réalise que les documents potentiellement utiles – tous domaines confondus – tiennent dans un petit classeur.

J’ai trouvé que le tri des papiers était une expérience assez intense, une sorte de voyage dans le passé: formations, études, voyages, anciens logements, anciens boulots,… Et encore, j’avais largement trié à plusieurs reprises, pensant n’avoir conservé que l’essentiel. Comme quoi, l’essentiel est une notion bien subjective, même pour soi-même.

Départ: J-16

A ce stade, je suis passée par plusieurs étapes: détachement, excitation, mais aussi panique à l’idée de devoir non pas déménager, mais vider tout ça, et si possible en le valorisant (vendre ou donner de manière ciblée), photo sac à dos et valisephoto des deux caissespour tenir mon objectif de « déménager » sac au dos, avec un minimum de stockage (une caisse) chez mon ami.

Je me suis sécurisée en cherchant un logement à l’avance, et maintenant que j’ai résolu cette question, y compris les démarches administratives, que la plupart de mes meubles ont trouvé acquéreur (il en reste, avis aux amateurs!), que j’ai une idée claire de l’organisation logistique de ces deux prochaines semaines, ça va mieux!

Je profite maintenant de l’expérience fantastique et a priori unique dans une vie, de me détacher volontairement de presque toutes mes possessions pour acquérir une liberté d’esprit et géographique immense.

Voir mon article sur le tri (2015)

Je prépare un guide pratique « Le désencombrement matériel – mode d’emploi ». Si vous avez des besoins ou des attentes liées à cette thématique, n’hésitez pas à m’en faire part sous forme de commentaire de cet article. D’avance merci!

By | 2017-12-14T18:10:59+00:00 octobre 17th, 2017|Nomadisme et désencombrement|0 Comments

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