« Cessez d’être gentil, soyez vrai », T. d’Ansembourg

6 juillet 2018 | Livres recommandés

Aujourd’hui, je commence une nouvelle série d’articles sous la forme de fiches de lecture. Une synthèse d’ouvrages qui ont été importants dans mon évolution. La lecture de ces fiches ne remplace pas la lecture de l’ouvrage mais elle peut soit donner envie, soit aider à en tirer l’essentiel après la lecture. Le livre du jour : Cessez d’être gentil, soyez vrai. Un livre de T. d’Ansembourg. Et vous qu’en avez-vous appris ?

Cessez d’être gentil, soyez vrai

Cessez d'être gentil, soyez vraiTout d’abord, T. d’Ansembourg a défini que nous réagissons toujours à quelque chose, à une situation (1. observation). Cette situation suscite en nous un sentiment (2). Ce sentiment correspond à un besoin (3) qui nous invite à formuler une demande (4).

Notre bonheur / notre bien-être vient avant tout de « comment nous vivons notre relation avec les êtres, les activités et les choses ».

Une vie intérieure méconnue

« La violence intériorisée ou extériorisée résulte d’un manque de vocabulaire : elle est l’expression d’une frustration qui n’a pas trouvé les mots pour se dire. »

Enfant, on ne nous a pas appris à parler de notre vie intérieure. Ainsi, nous apprenons à faire ce qu’on nous dit et, de ce fait, nous sommes davantage à l’écoute des besoins des autres que des nôtres… que nous ne savons pas nommer. Par conséquent, ce manque entraîne timidité, doutes, difficulté à prendre des décisions.

Ecouter ses besoins est souvent perçu comme de l’égocentrisme, du nombrilisme.

Ainsi, on constate que c’est essentiellement le mental qui est la cible de l’éducation, et non le coeur.

  • nous jugeons sur des aspects extérieurs (« la pointe de l’iceberg ») et développons des croyances généralisantes ; par exemple : les politiciens sont tous corrompus
  • nous pensons souvent selon un système binaire noir/blanc ; ex: « si je prends soin des autres, je m’oublie, et si je prends soin de moi, je me coupe des autres »

Lorsque nous manquons de vocabulaire pour identifier, nommer des sentiments/émotions et ne savons pas quoi en faire, nous en trouvons un responsable à l’extérieur : les parents, le conjoint, les collègues, l’Etat,…

Nous attendons, également, que les autres viennent satisfaire nos besoins spontanément, en devinant ce qui nous ferait plaisir, alors que nous aurions bien de la peine à nommer nous-mêmes notre besoin.

En apprenant à être plus à l’écoute des besoins des autres que des nôtres, nous croyons être plus ou moins responsable du bien-être de l’autre et plus ou moins responsable du nôtre.

>>> Développer le vocabulaire des sentiments

Imposer faute de mieux

« Souvent, faute de reconnaitre nos besoins et les exprimer de façon négociable, nous utilisons la peur, la culpabilité ou la honte pour obtenir ce que nous voulons. » (p.96)

Quand nous ne nous écoutons pas, quand nous n’avons pas conscience des spécificités de nos besoins, nous n’écoutons pas non plus ceux des autres. C’est alors que nous leur imposons des choses en s’étonnant qu’ils s’y opposent.

Tant que nous n’avons pas conscience de nos besoins, nous avons peu d’aisance pour en parler, et encore moins pour les négocier avec l’autre. De sorte que nous imposons nos solutions ou nous nous soumettons à celles de l’autre. Nous sommes alors dépendants, n’agissons pas complètement par goût de donner, de contribuer, de partager, mais par peur de perdre, de manquer, d’être perdu.

>>> Partager, transmettre, échanger nos valeurs sans soumettre, ni se soumettre.

>>> Vis-à-vis des enfants: donner du sens, reconnaître les besoins. Ecouter simplement plutôt que vouloir faire quelque chose: conseil, morale,… (cf. empathie).

>>> Faire des demandes formulées positivement: personne n’aime être empêché de faire quelque chose, nous aimons mieux être invité à le faire.

>>> Faire les choses qui nous font plaisir et non par sens du devoir, auquel cas notre frustration s’exprimera forcément sur quelqu’un d’autre, la qualité de notre travail et à la fin, sur notre bien-être.

Se libérer de l’interprétation qui mène au jugement, à l’accusation

  1. observer, dire les faits
  2. exprimer le sentiment généré
  3. identifier le besoin sous-jacent
  4. faire une demande pour satisfaire le besoin non rempli
  • être réellement entendu par l’autre (qui aurait « fuit » devant une accusation)
  • se libérer des scenarii de victime et donc de dépendance à l’autre

Souvent, nos phrases commençant par « je sens » ou « je me sens » contiennent en fait une interprétation ou un jugement. Exemple: « je sens que tu ne m’aimes pas ». Au contraire, il serait utile de préférer des formulations telles que : « je me sens troublé par ton silence » (observation).

Sentiments et besoins

  • Lorsque nos sentiments sont agréables à vivre : nos besoins sont satisfaits
  • Si nos sentiments sont désagréables à vivre : nos besoins ne sont pas satisfaits

Le besoin n’est ni le désir, ni l’envie. « J’ai besoin de… » pas égal à « j’ai besoin que tu… ».

Nos besoins ont davantage besoin d’être reconnus que satisfaits. Par exemple : il peut être bénéfique de reconnaitre d’avoir besoin de repos, sans forcément le satisfaire tout de suite, mais on est en mesure de faire un choix, de prioriser nos besoins. Un besoin non-identifié génère de l’inconfort.

Les sentiments teintés d’interprétation (abandonné, nul, écrasé, rejeté) sont des sensations qui nous permettent d’être à l’écoute du vrai sentiment qui habite derrière.

Le besoin d’affection, d’amour peut-être rempli dans ses relations avec ses proches et aussi par le son d’une musique qu’on aime, le contact de la nature,…

  • Accueillir un besoin, le laisser s’installer dans son cœur.
  • Quand la souffrance survient, il convient de l’explorer, d’y entrer pleinement, sans fuire ou s’activer pour la mettre de côté. Elle est une occasion de grandir, d’en apprendre plus sur le sens de notre vie.
  • Décoder les « il faut », « je dois » pour identifier le besoin sous-jacent ; idem avec les priorités derrière les « je n’ai pas le temps », « je n’ai pas le choix » ; idem pour la valeur qui se cache derrière chaque règle: en comprendre le sens aide à accepter la règle.
  • Mettre l’humain au centre, le sens de ce que l’on fait et la sensation d’exister, avec intensité
  • Cultiver la gratitude pour tous ses besoins comblés (hygiène de la conscience)

L’empathie

Souvent, devant la souffrance de l’autre, nous cherchons à faire « la bonne chose » ou avoir « la bonne parole » au lieu d’être simplement présent.

  • écouter, sans agir (ni prodiguer de conseil, ni parler de son expérience)
  • porter notre attention sur les sentiments et les besoins
  • refléter les sentiments et les besoins de l’autre (reformulation,…) pour l’aider à en prendre conscience

La colère

La colère est un signal annonçant qu’un besoin important n’est pas rempli. C’est la raison pour laquelle ce signal doit être pris au sérieux et la colère exprimée pour ne pas la laisser moisir et se transformer en « mine » prête à exploser à tout moment.

« La colère est un signal très précieux puisqu’il indique beaucoup de vitalité en nous et en l’autre. »

« Plus vous serez conscient de votre propre colère, plus vous serez disponible pour écouter celle de l’autre. »

« Accueillir et aimer notre propre vulnérabilité nous rend disponible pour accueillir et aimer celle de l’autre. »

A télécharger : fiche de lecture – Cessez d’être gentil, soyez vrai

Lien pour vous procurer le livre : Lien amazon à venir

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Rétroliens/Pings

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