L’effet cumulé – Darren Hardy

L’effet cumulé – Darren Hardy

l'effet cumuléL’effet cumulé est l’illustration d’une notion des plus basiques et incroyablement (littéralement) puissante. En effet, l’histoire de la pièce d’un penny dont on double la valeur chaque jour et qui devient en 31 jours 10 millions de dollars, est renversante !

Ce qui est fascinant, je trouve (pour l’avoir testé moi-même), c’est que ces tout petits gestes de la vie quotidienne puissent avoir, avec le temps (pas mal de temps), un effet d’envol, presque exponentiel. A cet égard, l’exemple de l’avion est parlant : au départ de Los Angeles, un écart de trajectoire d’un pourcent de degré, entraîne une variation du lieu d’atterrissage de 240 km sur la côté Est des Etats-Unis.

Une clé : L’importance de faire des choix conscients et réfléchis. L’effet cumulé fonctionne sur le principe d’une accumulation de petits effets pour de très grands résultats. Chacun de nos choix, la moindre de nos actions, peut avoir d’énormes effets à long terme. De sorte que faire des choix sans s’en rendre compte, fonctionner en pilote automatique, revient à prendre le risque de conséquences importantes à long terme et sans les voir venir.

Assumer à 100% ce que l’on vit, avec 0% d’attentes

Par exemple, dans le couple :

  • Idée : tenir un cahier de remerciements pour son conjoint. Non seulement ça lui fait plaisir, mais cela modifie aussi le regard que l’on porte sur lui, puisque l’on se concentre chaque jour sur ce qu’il y a de plus positif en lui/elle. L’effet cumulé s’applique alors sur la qualité de la relation.

Je suis seule responsable de ce que je fais, de ce que je ne fais pas, et de la façon dont je réponds à ce qui m’est fait. Peu importe la chance, les circonstances, le contexte politico-économique, je suis « aux commandes de moi-même », libre à 100%.

Astuces

  • Pour faire des choix conscients au quotidien : se munir d’un petit carnet et opérer un suivi systématique d’une thématique pour l’améliorer.
  • Côté finances : noter toutes les dépenses au fur et à mesure (cela amène de la conscience en amont d’un achat qui aurait pu être impulsif)
  • Pour l’alimentation : référencer tout ce que l’on mange (aussi et surtout entre les repas),…
    Idem avec ce que l’on boit, le nombre d’heures consacrées à une activité,…

« On ne peut pas gérer ou améliorer quelque chose sans l’avoir mesuré au préalable ».

« L’extraordinaire est fait de millions de petites choses (ordinaires)« . Un café quotidien à 4 dollars revient à 51’000 dollars au bout de 20 ans. Au moment d’acheter un café, on peut donc se demander : ce café vaut-il une future BMW, un voyage autour du monde,…?

Suggestion : lister chacune de ses dépenses pour faire des choix conscients, mettre de côté 10% de son salaire chaque mois. Si ce n’est pas possible, commencer par 1,2 ou 5%, puis augmenter d’un pour cent tant que l’on peut réduire certaines dépenses. L’exemple de Katleen, qui a commencé par 33 dollars par mois (1% de son salaire) et est devenu millionnaire, est inspirant. C’est dû tant à l’effet cumulé des petits montants mis régulièrement de côté qu’au changement d’état d’esprit face à l’argent et la conscience du mécanisme de richesse.

Ainsi, tout succès est affaire de petits pas et de persévérance : les quelques % économisés sur le salaire ou la femme obèse qui commence par marcher 1.5 kilomètre par jour, puis court 1/4, 1/2, 3/4 de la distance d’un marathon, en augmentant la distance de 200 mètres par jour, et qui finit par courir un marathon !

L’effet cumulé de vos habitudes

95% de nos pensées, ressentis et actions découlent d’habitudes acquises ! La différence entre quelqu’un qui réussit et celui qui échoue réside dans la qualité de ses habitudes.

Si une habitude n’est pas aidante, il faut la changer. Pour cela, et selon les cas, il est pertinent d’y aller soit par paliers, soit d’un coup, en se jetant à l’eau. Afin de découvrir si une habitude est nocive ou pas, faire un test de 30 jours sans cette habitude, et voir ce que ça donne !

Il est également important de noter que pour changer, la volonté n’est pas tout. Il faut d’abord avoir une motivation, un pourquoi. La motivation va alimenter l’enthousiasme et la persévérance. Les valeurs définissent le pourquoi.

Clarifier le pourquoi amène à définir un objectif précis et, par conséquent, à focaliser l’action.

La motivation peut être issue du refus de quelque chose, de la colère. Mais, au final, les retombées du succès seront positives.

Une fois que l’on a défini un objectif précis, il faut se demander qui je dois devenir pour atteindre cet objectif, et commencer par ce travail-là. Et ce avant de faire, enchaîner des étapes en vue de la réalisation de son objectif.

Moi : choix (décision) + comportement(action) + habitude (action répétée) + effet cumulé (temps) = objectif atteint

L’élan

On peut faire une comparaison avec un tourniquet pour enfants. Ainsi, donner l’élan est difficile, lent mais, une fois lancé, le maintenir à la vitesse voulue est facile.

Importance de construire des routines, basées sur de bonnes habitudes : le matin et le soir, avant une activité importante, pour bien se lancer. Exemple des sportifs qui ont une routine invariable et qui, le jour où ils en changent, ont de moins bons résultats.

Le soir, faire les « comptes » de sa journée : qu’est-ce que j’ai accompli, qu’est-ce qui est reporté, qu’est-ce qui n’a pas vraiment d’importance et sera rayé une prochaine fois,…?

Les influences

Les influences nous touchent tous et peuvent être inconscientes. A nous de les contrôler !

Apports : alimentation / « consommation » (information,…) / relations

Relations

Nous ressemblons aux 5 personnes avec qui nous passons le plus de temps.

  • faire le bilan de ces 5 personnes. Tant sur le plan de la réussite, de l’état d’esprit, du salaire, de la santé, des comportements, …
  • 3 actions possibles : se dissocier (couper les ponts), restreindre la relation (fréquence et/ou longueur des échanges), cultiver la relation.
    + : avec qui aimerais-je passer du temps pour aller là ou je veux aller (physiquement ou via des enseignements pour mentors)
    Qui a le type de relation, de vie que je recherche ? Comment puis-je passer du temps avec cette personne? Qui puis-je rencontrer qui m’influencera de manière positive ?
    Se trouver des mentors : « les personnes les plus géniales aiment transmettre leur savoir si on leur porte un intérêt véritable ».

« Votre coeur abrite peut-être un rêve trop grand pour l’espace dans lequel vous vous trouvez. Parfois il faut en sortir… »

Accélérer, repousser ses limites

C’est quand on arrive à ses limites qu’on fait la différence. Dépasser d’un peu ses limites fait exploser le résultat.

Cultiver l’inattendu pour sortir du lot !

A découvrir également

The Miracle Morning, Hal Elrod

The Miracle Morning, Hal Elrod

the miracle morningLe livre du jour : The Miracle Morning, de Hal Elrod

« Chaque fois que vous choisissez la solution de facilité et non celle qu’il vous faut, vous façonnez votre identité et devenez le type de personne qui opte pour ce qui est facile ».

« La discipline crée le mode de vie ».

Le principe du Miracle morning

Il s’agit de se lever avant le début de sa journée « normale » et consacrer ce temps à ce qui nous fait du bien. Faire ces choses importantes quel que soit le déroulement de la journée !

Notes de lecture :

  • L’importance de bien s’entourer : nous finissons par ressembler aux 5 personnes avec qui nous passons le plus de temps.
  • Le succès vient avec l’épanouissement (il dépasse rarement le niveau de développement personnel du moment)
  • Objectif : connaître une satisfaction de 10/10 dans tous les domaines de la vie (y compris les finances). A ce niveau, on obtient tout sans lutter le moindre du monde.
  • Le 1er rituel de la journée détermine notre état d’esprit et donne le ton au reste de la journée.

L’influence du sommeil sur notre psychologie est largement conditionnée par notre croyance personnelle dans le nombre d’heures dont nous avons besoin. >>> on peut décider de modifier cette croyance.

Accroître sa motivation pour se réveiller chaque matin comme si c’était le matin de Noël, un départ en voyage,..quelque chose qui donne envie de sauter du lit quel que soit le nombre d’heures de sommeil.

Notre première pensée le matin est souvent la même que la dernière avant de se coucher >>> définir des intentions positives pour le lendemain.

Quelle que soit sa largeur, il existe en nous une faille entre la personne que nous sommes et celle que nous voulons devenir. C’est en agissant que l’on comble cette faille, sans attendre.

Pour assurer un optimal niveau de motivation au réveil (NMR)

  1. définir ses intentions avant de se coucher
  2. se lever tout de suite (par ex: mettre son réveil à l’autre bout de la chambre)
  3. se brosser les dents
  4. boire un verre d’eau
  5. bouger, faire de l’exercice physique

Life Savers – 6 techniques pour aller vers la réalisation de son plein potentiel

  1. Silence – méditation, gratitude
  2. Affirmations positives : ce que je souhaite, pourquoi, qui je m’engage à être pour atteindre ce que je souhaite, ce que je m’engage à faire + citation inspirante.
  3. Visualisation : ce que je veux vraiment ; qui je deviens, ce que je fais.
  4. Exercice physique: yoga, gym,…
  5. Reading
  6. Scribing (écriture) – journal des succès et réalisations

Varier les plaisirs dans le rituel pour conserver l’attrait de la nouveauté.

« Notre qualité de vie dépend de la qualité de nos habitudes ».

« Votre motivation vous fait démarrer, mais c’est l’habitude qui nous fait persévérer ».

Changement d’habitude – en 30 jours

J1-10 : pénible, voire insupportable

J11-20 : désagréable

J21-30 : irrésistible !

Se procurer le livre

Lire aussi : Les vertus du lever aux aurores

« Cessez d’être gentil, soyez vrai », T. d’Ansembourg

« Cessez d’être gentil, soyez vrai », T. d’Ansembourg

Aujourd’hui, je commence une nouvelle série d’articles sous la forme de fiches de lecture. Une synthèse d’ouvrages qui ont été importants dans mon évolution. La lecture de ces fiches ne remplace pas la lecture de l’ouvrage mais elle peut soit donner envie, soit aider à en tirer l’essentiel après la lecture. Le livre du jour : Cessez d’être gentil, soyez vrai. Un livre de T. d’Ansembourg. Et vous qu’en avez-vous appris ?

Cessez d’être gentil, soyez vrai

Cessez d'être gentil, soyez vraiTout d’abord, T. d’Ansembourg a défini que nous réagissons toujours à quelque chose, à une situation (1. observation). Cette situation suscite en nous un sentiment (2). Ce sentiment correspond à un besoin (3) qui nous invite à formuler une demande (4).

Notre bonheur / notre bien-être vient avant tout de « comment nous vivons notre relation avec les êtres, les activités et les choses ».

Une vie intérieure méconnue

« La violence intériorisée ou extériorisée résulte d’un manque de vocabulaire : elle est l’expression d’une frustration qui n’a pas trouvé les mots pour se dire. »

Enfant, on ne nous a pas appris à parler de notre vie intérieure. Ainsi, nous apprenons à faire ce qu’on nous dit et, de ce fait, nous sommes davantage à l’écoute des besoins des autres que des nôtres… que nous ne savons pas nommer. Par conséquent, ce manque entraîne timidité, doutes, difficulté à prendre des décisions.

Ecouter ses besoins est souvent perçu comme de l’égocentrisme, du nombrilisme.

Ainsi, on constate que c’est essentiellement le mental qui est la cible de l’éducation, et non le coeur.

  • nous jugeons sur des aspects extérieurs (« la pointe de l’iceberg ») et développons des croyances généralisantes ; par exemple : les politiciens sont tous corrompus
  • nous pensons souvent selon un système binaire noir/blanc ; ex: « si je prends soin des autres, je m’oublie, et si je prends soin de moi, je me coupe des autres »

Lorsque nous manquons de vocabulaire pour identifier, nommer des sentiments/émotions et ne savons pas quoi en faire, nous en trouvons un responsable à l’extérieur : les parents, le conjoint, les collègues, l’Etat,…

Nous attendons, également, que les autres viennent satisfaire nos besoins spontanément, en devinant ce qui nous ferait plaisir, alors que nous aurions bien de la peine à nommer nous-mêmes notre besoin.

En apprenant à être plus à l’écoute des besoins des autres que des nôtres, nous croyons être plus ou moins responsable du bien-être de l’autre et plus ou moins responsable du nôtre.

>>> Développer le vocabulaire des sentiments

Imposer faute de mieux

« Souvent, faute de reconnaitre nos besoins et les exprimer de façon négociable, nous utilisons la peur, la culpabilité ou la honte pour obtenir ce que nous voulons. » (p.96)

Quand nous ne nous écoutons pas, quand nous n’avons pas conscience des spécificités de nos besoins, nous n’écoutons pas non plus ceux des autres. C’est alors que nous leur imposons des choses en s’étonnant qu’ils s’y opposent.

Tant que nous n’avons pas conscience de nos besoins, nous avons peu d’aisance pour en parler, et encore moins pour les négocier avec l’autre. De sorte que nous imposons nos solutions ou nous nous soumettons à celles de l’autre. Nous sommes alors dépendants, n’agissons pas complètement par goût de donner, de contribuer, de partager, mais par peur de perdre, de manquer, d’être perdu.

>>> Partager, transmettre, échanger nos valeurs sans soumettre, ni se soumettre.

>>> Vis-à-vis des enfants: donner du sens, reconnaître les besoins. Ecouter simplement plutôt que vouloir faire quelque chose: conseil, morale,… (cf. empathie).

>>> Faire des demandes formulées positivement: personne n’aime être empêché de faire quelque chose, nous aimons mieux être invité à le faire.

>>> Faire les choses qui nous font plaisir et non par sens du devoir, auquel cas notre frustration s’exprimera forcément sur quelqu’un d’autre, la qualité de notre travail et à la fin, sur notre bien-être.

Se libérer de l’interprétation qui mène au jugement, à l’accusation

  1. observer, dire les faits
  2. exprimer le sentiment généré
  3. identifier le besoin sous-jacent
  4. faire une demande pour satisfaire le besoin non rempli
  • être réellement entendu par l’autre (qui aurait « fuit » devant une accusation)
  • se libérer des scenarii de victime et donc de dépendance à l’autre

Souvent, nos phrases commençant par « je sens » ou « je me sens » contiennent en fait une interprétation ou un jugement. Exemple: « je sens que tu ne m’aimes pas ». Au contraire, il serait utile de préférer des formulations telles que : « je me sens troublé par ton silence » (observation).

Sentiments et besoins

  • Lorsque nos sentiments sont agréables à vivre : nos besoins sont satisfaits
  • Si nos sentiments sont désagréables à vivre : nos besoins ne sont pas satisfaits

Le besoin n’est ni le désir, ni l’envie. « J’ai besoin de… » pas égal à « j’ai besoin que tu… ».

Nos besoins ont davantage besoin d’être reconnus que satisfaits. Par exemple : il peut être bénéfique de reconnaitre d’avoir besoin de repos, sans forcément le satisfaire tout de suite, mais on est en mesure de faire un choix, de prioriser nos besoins. Un besoin non-identifié génère de l’inconfort.

Les sentiments teintés d’interprétation (abandonné, nul, écrasé, rejeté) sont des sensations qui nous permettent d’être à l’écoute du vrai sentiment qui habite derrière.

Le besoin d’affection, d’amour peut-être rempli dans ses relations avec ses proches et aussi par le son d’une musique qu’on aime, le contact de la nature,…

  • Accueillir un besoin, le laisser s’installer dans son cœur.
  • Quand la souffrance survient, il convient de l’explorer, d’y entrer pleinement, sans fuire ou s’activer pour la mettre de côté. Elle est une occasion de grandir, d’en apprendre plus sur le sens de notre vie.
  • Décoder les « il faut », « je dois » pour identifier le besoin sous-jacent ; idem avec les priorités derrière les « je n’ai pas le temps », « je n’ai pas le choix » ; idem pour la valeur qui se cache derrière chaque règle: en comprendre le sens aide à accepter la règle.
  • Mettre l’humain au centre, le sens de ce que l’on fait et la sensation d’exister, avec intensité
  • Cultiver la gratitude pour tous ses besoins comblés (hygiène de la conscience)

L’empathie

Souvent, devant la souffrance de l’autre, nous cherchons à faire « la bonne chose » ou avoir « la bonne parole » au lieu d’être simplement présent.

  • écouter, sans agir (ni prodiguer de conseil, ni parler de son expérience)
  • porter notre attention sur les sentiments et les besoins
  • refléter les sentiments et les besoins de l’autre (reformulation,…) pour l’aider à en prendre conscience

La colère

La colère est un signal annonçant qu’un besoin important n’est pas rempli. C’est la raison pour laquelle ce signal doit être pris au sérieux et la colère exprimée pour ne pas la laisser moisir et se transformer en « mine » prête à exploser à tout moment.

« La colère est un signal très précieux puisqu’il indique beaucoup de vitalité en nous et en l’autre. »

« Plus vous serez conscient de votre propre colère, plus vous serez disponible pour écouter celle de l’autre. »

« Accueillir et aimer notre propre vulnérabilité nous rend disponible pour accueillir et aimer celle de l’autre. »

A télécharger : fiche de lecture – Cessez d’être gentil, soyez vrai

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