photo sac à dos et valiseCa y est, mon appart’ est vide et rendu ! Plusieurs caisses sont certes stockées chez mon ami, mais c’est en bonne partie provisoire. Je suis partie prendre le train, mardi dans la matinée, juste après l’état des lieux de sortie, chargée d’une énorme valise, d’un sac de montagne et d’un petit sac. A ce stade, l’allégement est tout relatif ; toutefois en considérant que c’est là l’essentiel de mes possessions, le point de vue est différent. Pour un voyage c’est bien trop lourd, pour un déménagement c’est le plus facile que j’ai connu.

Le gros du travail, en amont

photo d'un grand sac de classeurs videsLa difficulté était en amont : des semaines passées à trier mes affaires, surtout les papiers, à revivre à peu près toutes les étapes de ma vie par le biais de courriers, de documents de cours, bulletins de notes du collège et autres petits souvenirs dont je ne me rappelais même pas l’existence. Des semaines à essayer de vendre mes affaires, ou les donner de manière ciblées pour les valoriser : presque tous les meubles, la vaisselle, les draps et les linges, n’photo exposition de mes affaires à vendreavaient que quelques années et tout était en excellent état.

Au bilan: presque tous mes meubles vendus, ainsi que les rideaux, des jeux, quelques livres, vêtements et objets ; des contacts sympas avec des voisins de l’immeuble, lors de moments « portes-ouvertes » ; des cadeaux faits à des proches ; un énorme don matériel fait au CSP.

Des hauts et des bas

Il y a eu les moments où tout s’enchaînait bien, et ceux ou tout semblait aller de travers : les derniers jours, quand l’acheteur présumé du canapé se désiste ; que je vends mon frigo en dessous de sa valeur ; quand j’apprends que je dois vider l’appartement un jour plus tôt pour l’intervention sur le parquet.

Une dernière semaine compliquée, avec une première phase de transport des meubles dans un minibus tout juste assez grand, puis une 2e phase bien plus épuisante qu’imaginé : un minibus, rempli du canapé et de sacs (pas fait de cartons, je ne déménageais pas), puis rempli à nouveau d’affaires, pour finir à la déchetterie ; un appartement sans dessus-dessous dans lequel je ne retrouvais plus rien ; les dernières choses oubliées qui se retrouvent à la poubelle ; le lit à démonter pour la vente le dernier jour, où je m’aperçois que je n’ai plus de tournevis ; et du poids à porter, encore et encore.

Au bilan, c’était sans doute 3 fois pire qu’un déménagement, mais c’était un événement unique ! J’ai maintenant la satisfaction immense de n’avoir presque plus que l’essentiel, ce qui est important et utile pour moi actuellement.

S’alléger encore

Pour éviter de me ré-encombrer, et idéalement trier encore davantage, j’ai décidé de fixer une date tous les 6 mois pour faire l’inventaire de mes possessions, faire le bilan de ce que j’ai utilisé ou pas ; et surtout au quotidien, d’être beaucoup plus consciente en faisant des achats. Pas que j’ai été jusque là une acheteuse compulsive, mais y a des contextes où je me suis retrouvée tout de même à acheter des choses que j’utilisais finalement peu ou très peu.

Il ne s’agit pas de vivre dans la pauvreté, mais de me détacher de l’aspect émotionnel des achats et de la possession. Pour cela, considérer la valeur d’un objet au moment de l’achat et aussi à plus long terme, et envisager d’autres solutions : seconde-main, troc, échange, emprunt, partage,… Voir un objet pour son utilité et non pour l’image que je souhaite qu’il reflète de moi.

J’ai commencé la nouvelle phase de mon aventure en allant vivre en colocation à la Chaux-de-Fonds, dans un appartement meublé de façon particulièrement sobre et fonctionnelle ; ainsi qu’en allant m’inscrire à la bibliothèque de la ville.

En route pour de nouvelles aventures !

 

A télécharger: 6 pistes de réflexion pour se désencombrer