« L’être humain se complait dans le laisser-aller, mais s’épanouit dans l’exigence de soi. », citation de Laurent Gounelle dans son romand « Le jour où j’ai appris à vivre ». Un auteur que je recommande chaudement, soit dit en passant.

Cette phrase me parle particulièrement en ce moment et était le sujet de ma réflexion de ce matin aux aurores. Il me vient l’idée que l’on aurait chacun, une manière privilégiée de tomber dans la facilité, un point sur lequel on a le plus de mal à se discipliner, un comportement réflexe qui nous amène à l’insatisfaction. Le pendant positif, c’est évidemment que si on identifie ce comportement, on trouve facilement le comportement à mettre en place comme « règle n°1 de notre discipline personnelle » et qui nous permet de nous épanouir.

Dans mon cas, ma tendance est de trop facilement rester à la maison dès que j’ai une journée sans engagement extérieur, et par période, de tomber dans la facilité d’occupations peu satisfaisantes. Si je ne sors pas tôt le matin, je perds bien souvent l’inspiration, mon énergie et mon envie de faire des activités constructives (et de sortir d’ailleurs). Je le sais depuis des années, parce que périodiquement, dès que j’ai un peu de temps libre, je tombe dans ce schéma. Si j’ai un jour de congé ou veux travailler à la maison, pour vivre des journées épanouissantes et bien remplies, il faut que je sorte le matin, au saut du lit, faire un tour à pied, aller travailler dans un café, lire, etc., mais dehors. Autrement, au bout de quelques heures j’ai bien souvent perdu tout mon élan. En soit, c’est très simple, et parce que je retombe régulièrement dans ce schéma, j’ai décidé de l’écrire et de me planifier systématiquement une sortie le matin quand j’ai une journée sans rendez-vous.

Et vous? Arrivez-vous à identifier cette tendance, ce truc qui par période vous énerve, ce comportement innocent en soit mais qui amène rapidement à saturation, à un sentiment d’insatisfaction?
Et quel comportement bénéfique pouvez-vous mettre en place? Enfermer la télé? Aller courir une fois par semaine? Remplacer le chocolat par des fruits? Ce doit être une action bien définie et facile à mettre en place concrètement, même si cela demande un effort de la déclencher. Pour faciliter la modification d’un schéma, je vous recommande l’exercice suivant: choisir votre action et la faire systématique pendant 21 jours, en recommençant à zéro en cas de hiatus. Des chercheurs sont formels: en 21 jours, le cerveau a le pouvoir de modifier certaines de ses connections neuronales, pour autant qu’on le force en répétant un comportement à de nombreuses reprises. Plus d’informations sur ce genre de « challenge » dans « J’arrête de râler », de C. Lewicki.