Essai spontané sur la vie, telle que je la perçois en ce moment. J’ai volontairement utilisé la 1ère personne du singulier pour ne pas avoir l’air de faire des généralisations.

La vie: une succession (elles peuvent se superposer) d’étapes plus ou moins longues, faites de fins (départ, deuil, séparation, changement de mode de vie…), de phases de transition souvent inconfortables mais nécessaires, et de débuts (nouveau travail, naissance, emménagement, projet).

Les changements font intégralement partie de ma vie, et les bouleversements internes – plus ou moins intenses – qui en résultent sont autant inévitables que normaux (que je perçoive le changement comme positif ou négatif). Chacun est une occasion d’apprendre à mieux me connaître, d’évoluer, de m’épanouir, de m’approcher de mon être authentique.

Le fait d’accepter le changement comme normal, de le voir comme une opportunité positive, me rend la vie légère et lui donne un sens. Un emploi, une relation, toute expérience n’est pas une fin en soi, mais une pièce de puzzle répondant à un besoin à un moment donné (qu’il soit court ou très long), avec son lot d’enseignements. Je dirais que la difficulté réside en le fait de garder cette vue d’ensemble en tête pour ne pas me sentir temporairement égarée.

Apprendre à mieux sentir mon corps et identifier mes émotions, à être ouverte à ce que les autres et les événements ont à m’apprendre (coïncidences,…) m’aide à vivre d’avantage le moment présent, à vivre chaque instant, qu’il paraisse anodin, inutile ou capital comme faisant partie d’un tout ayant un sens, une cohérence. Percevoir cette cohérence, ce dénominateur commun qui cache mon identité profonde est le travail (ou le jeu) d’une vie et la rend passionnante.

La vie n’est pas qu’introspection, mais une des choses dont j’ai pris conscience récemment, c’est que m’accorder de l’importance, identifier mes besoins et les faire respecter n’est pas de l’égoïsme ou du nombrilisme, mais un moyen de vivre bien avec les autres, de manière durable. Etienne Jalenques, dans sa Thérapie du bonheur, dit quelque chose comme « remplis d’abord ton tonneau et quand il sera plein, il débordera sur les autres ».

Et puis l’introspection peut aussi se partager, dans des moments humains particulièrement riches et intenses. Si nous sommes tous différents, nous vivons tous des étapes dont certaines ont des points communs et quand je croise quelqu’un qui passe par une étape, un questionnement semblable (est-ce ce qu’on appelle être sur la même longueur d’ondes?) il se passe quelque chose de fort et c’est une occasion de mutualiser deux sensibilités, deux bagages de vie pour une sorte de « boost » sur son chemin personnel.

Je pense qu’un travail sur moi est un mélange de moments de latence, de prospection active, de partage avec une personne physique (conjoint, ami, connaissance, inconnu, coach,…), mais aussi parfois indirectement par le biais de l’écrit (blog, livre, correspondance). L’écrit, s’il ne suffit pas, a l’avantage d’aider à mettre des mots sur des idées et à rester, ce qui permet d’y revenir, de s’approprier les concepts, de les méditer. Enfin, il permet à l’auteur de peser ses mots et de les partager sur un mode différent qu’en dialogue direct, et c’est là que je retombe sur mes pattes :-). Le fait d’écrire me fait du bien et partager cet essai éminemment personnel lui donne du sens dans la mesure où peut-être, il parlera à l’un ou l’autre d’entre vous qui le lisez et vous apportera quelque chose de positif.

Quelques livres que j’ai lu (et pour la plupart relu) et m’ayant aidé à poser les mots ci-dessus:
– Transitions de vie, Wiliam Bridges
– A chacun sa mission, Jean Monbourquette
– Le pouvoir du moment présent, Eckart Tolle
– La thérapie du bonheur, Etienne Jalenques
– La prophétie des Andes, James Redfield