« Donnez-moi le courage de changer ce qui peut l’être, d’accepter sereinement les choses que je ne puis changer, et la sagesse de distinguer l’une de l’autre » (source inconnue)

« Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde » (Gandhi)

Il y a des moments où « l’actualité » nous fait douter, de nos repères, de la nature humaine, de l’avenir,… Et pourtant cette actualité nous touche rarement de très près. Si l’on se laisse bouleverser, dicter ses humeurs par les drames, on n’est peu maitre de soi, de son existence. Bien sûr qu’il est difficile de ne pas compatir, de ne pas être touché, mais je crois qu’il faut d’une part prendre garde à accorder essentiellement notre énergie à ce sur quoi on peut influer, et d’autre part filtrer ce qui rentre dans le champ de notre conscience pour ne pas se faire déborder. En effet, nous avons tous une certaine tendance à être attiré par l’extraordinaire (littéralement: qui sort de l’ordinaire), le bizarre et cela nous conduit plus ou moins à nous focaliser sur le dramatique. Les médias le savent parfaitement et – consciemment ou pas – les journalistes servent largement plus de nouvelles dramatiques que positives, constructives, rassurantes. Quelque part, le positif est normal, et malheureusement perçu comme banal. Toutefois, je pense que chacun sent l’impact plus ou moins négatif que le « drame » peut avoir sur notre humeur, notre foi en l’avenir, notre envie d’aller de l’avant.

Comme cela n’aide personne d’avoir le moral au niveau des pâquerettes, je pense qu’il est de notre responsabilité personnelle de choisir ce que l’on fait entrer dans le champ de sa conscience et ce sur quoi on concentre ses efforts, et cela demande une certaine discipline.

Par exemple, se demander, à chaque fois que l’on se sent préoccupé par quelque chose, si l’on peut y faire quelque chose. Si oui, allons-y! Si l’on a besoin d’une ressource extérieure, allons vers cette ressource et agissons. Enfin, si l’on ne peut rien y faire: acceptons-le ou tâchons de nous concentrer sur autre chose sur quoi l’on a prise. Par exemple, si je suis touchée par la situation des enfants dans un pays donné, je peux par exemple faire un don à une ONG qui y est active. Ce ne sera pas énorme, mais en tous cas plus utile que de me déprimer en y pensant, ce qui ne changera absolument rien à la situation de ces enfants! En se concentrant sur ce quoi on a prise, on se donne les moyens de changer (un tant soit peu) les choses, on est proactif, on est libre. On ne peut pas changer le monde d’un coup (et surtout pas les autres), mais on peut agir à son niveau, pas après pas, rayonner et faire de grandes choses, en agissant, en partageant sa vision du monde, en exprimant ses talents et sa personnalité. Cela apporte en plus une satisfaction immense!

Il y a une chose qui m’a toujours émerveillée, c’est à quel point une montagne, à première vue haute, lointaine, inaccessible, se gravit finalement rapidement, simplement en posent un pied devant l’autre…un certain nombre de fois. A chaque fois que je fais une marche en montagne, et que je regarde en bas, je suis émerveillée de ce que mes pas m’ont portée loin et plutôt rapidement! Par contre, si je me projette mentalement au but de mon excursion avant le départ, il y a des chances que ça me paraisse inaccessible, loin, difficile, alors qu’en profitant du chemin, j’arrive en haut, plutôt facilement.

Sur l’aspect: filtrer ce qui entre dans le champ de notre conscience: il s’agit avant tout d’identifier ce qui nous fait du bien (une belle musique, une balade dans la nature,…) et de les privilégier au quotidien par rapport à tout ce qui (tout en nous amenant peut-être un plaisir passager) est plutôt mauvais à long terme pour notre humeur, notre estime de soi,… (journal télévisé, film/livre sombre, rester enfermé chez soi,…). Pour ma part, j’ai fait une liste de tous les éléments qui me font du bien, qui m’aident à m’épanouir et je la lis le plus souvent possible en y intégrant des éléments dans la planification de mes semaines. Vous pouvez trouver cette thématique développée dans le livre « Wake up » de Christine Lewicki, un livre qui fait du bien.

Pour ma part, je ressens de plus en plus le besoin de partager certaines pensées et même si cela touche une seule personne, je me sens bien plus satisfaite que si je le garde pour moi. Allez-y, prenez vous aussi le temps de vous faire du bien, à votre manière :-).