J’aborde ce qui est en apparence le chaînon manquant pour la cohérence des articles de mon blog: comment faire le lien entre le développement personnel et la cuisine végétarienne?

Depuis quelques temps, j’ai l’impression mon développement personnel se heurte à un plafond, une barrière, qui réside dans ma santé alimentaire, que pour aller « plus loin » dans mon développement, je dois passer une fois ou l’autre par la modification de mes habitudes alimentaires. J’ai pris conscience hier seulement de l’importance capitale de l’alimentation pour la santé, donc sur le bien-être, l’estime de soi, l’énergie du corps, donc le mode de vie. Et pas seulement selon la traditionnelle pyramide alimentaire, qui de certains points de vue est non seulement limitée mais en plus totalement biaisée.

Une fois qu’on ose se pencher vraiment sur la question de l’alimentation, c’est du pur bon sens, en effet: notre corps est constitué de qu’on y apporte, la bonne marche de nos organes et de nos tissus en dépend. La qualité des nutriments ingérés, la manière de les manger, le moment où on les mange, influencent de manière fondamentale notre fonctionnement. Et comme l’esprit et le corps sont intiment liés, tout ce qu’on fait subir à notre corps de malbouffe et de stress, se reflète sur notre énergie vitale, notre état d’esprit.

Du coup, le constat pour la plupart d’entre nous est rude: on mange uniquement pour le plaisir et le goût, sans tenir compte de nos besoins nutritionnels réels, donc tout en mangeant en quantité, on manque d’à peu près tous les éléments essentiels. Comme on mange trop acide, combiné à la sédentarité et au stress, on développe toutes sortes de problèmes de santé: arthrose, maux de tête, tensions musculaires, fatigue chronique, agitation, etc. Les toxines présentes dans les aliments (additifs des produits industriels, pesticides) s’accumulent dans notre corps.

Charmant constat, n’est-ce pas? Heureusement, il existe des solutions aux effets radicaux selon les témoignages, mais qui nécessitent un effort important (on n’a rien sans rien) de changements d’habitudes. En effet, vous allez le constater par vous-mêmes (et quelque part vous le savez déjà), les aliments les plus néfastes sur le plan de la santé, sont aussi ceux que l’on consomme le plus et qui font partie intégrante de notre cadre culturel, familial, etc. Il n’y a pas de fatalité, donc si on veut, on peut tout à fait changer, mais le constat de la médiocrité de notre alimentation fait réfléchir… Une nouvelle fois, il est bon de rappeler que l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique à travers le monde médical, ne travaillent pas pour notre bien-être. C’est à nous de savoir ce qui est bon pour nous et de faire nos propres choix!

Après synthèse de diverses sources, voilà ce que je retiens de plus important, en essayant de le tourner au maximum en positif (parce que c’est bien joli de savoir qu’il faut renoncer au blé, à la viande et aux produits laitiers, mais qu’est-ce qu’on mange à la place? L’esprit ayant horreur du vide, il est mieux de proposer des options plutôt que de se limiter à énumérer les aliments « interdits »).

Préférer 3 repas raisonnables et 2 en-cas par jour (fruits, noix) que 3 gros repas.

  • On le sait: manger beaucoup de légumes, plusieurs à chaque repas, autant que possible bio et de provenence locale ; préférer le cru en journée, cuits le soir (mieux pour la digestion). A quelques exceptions près (oseille, rhubarbe), tous les légumes sont à favoriser. En salade ou en soupe on peut tout faire, ainsi que sous forme de galettes, de steak, boulettes, etc.
  • Diminuer drastiquement les produits laitiers, en tous cas de vache. Fromage de chèvre et brebis ok en quantité modérée (acidifiant).
  • Consommer le moins possible de viande (aliment acidifiant contenant des gras saturés) et alors cuite à température modérée (<110°C) ; préférer la volaille (bio). Eviter le porc. Manger toujours la viande avec des légumes pour faciliter la digestion.
  • Poisson: en consommation modérée (acidifiant): préférez les poissons de mers froides: maquereau, harengs, sardine, saumon: ils sont riches en graisses polyinsaturées, nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme.
  • Manger la viande (occasionnelle) avec des légumes et les féculents avec des légumes. Viande et féculents ne devraient pas être associés dans l’assiette (tiens, tiens, c’est ce qu’on trouve partout…)
  • Féculents (à éviter le soir): riz, pomme de terre, quinoa, orge complète, sarrasin. Eviter impérativement tout ce qui vient du blé (qui nous englue les intestins) et du maïs.
  • Gras: du gras est nécessaire (insaturé), l’équivalent de 2 cs par jour d’huile d’olive et/ou d’huile de colza (tournesol, pépins de raisins,…) non chauffée.
  • Renoncer le plus possible aux desserts (sucre), manger les fruits uniquement hors repas ou 15 minutes avant un repas (ex: petit déj). Eviter les fruits « acidifiants »: abricots, orange, prune, et lâchez-vous sur tous les autres (mûrs): agrumes (si, si), cerise, fraise, pomme douce, pêche, poire, melon, pastèque, banane,… Une idée: commencer par le petit déjeuner par un fruit (avec une pause avant la suite), puis un à 10h et un à 16h. En été, c’est une aubaine!
  • Boire beaucoup d’eau par petites quantités tout au long de la journée, préférer la tisane au thé, le vin à la bière (selon le régime « crétois », 1-2 verres de bon vin par jour sont recommandés). Renoncer au café (acidifiant et excitant: il épuise l’organisme), aux sodas.

Aliments acidifiants ou acides (il y a des variations selon les sources, c’est « en gros »)

  • Produits raffinés, pré-cuisinés
  • Aliments fumés, grillés
  • Viande et poisson
  • Alcool, cacao, sucre, thé, café, miel
  • Produits laitiers (sauf sérac, fromage blanc)
  • Céréales (dans une moindre mesure: orge complète, sarrasin), pâtes
  • Légumineuses
  • Pâtisserie
  • Fruits acides, noix au sens large (sauf amandes)

Globalement, les légumes et les fruits, les pommes de terre, la châtaigne, le soja, le jaune d’œuf, les graines germées et les fines herbes sont alcalinisant. Pour éviter un excès d’acide, un repas devrait compter en moyenne 70% d’aliments alcalinisants. Favoriser au maximum ces derniers, mais sans renoncer à tout aliment acide, car on a besoin de protéines. Il faut surtout revoir les proportions de chacun en mettant l’accent sur les légumes.

Au-delà de la nature de la nourriture, la manière de manger et de vivre est importante:
manger lentement, dans le calme, bien mâcher (ça aide à « alcaliniser » les aliments)
travailler sa respiration, se détendre, faire de l’activité physique, marcher dans la nature: tout ça peut contribuer à faire baisser l’acidité dans le corps.

Pour ma part, j’ai déjà entendu ces choses et ça me semblait trop « extrême », trop loin de l’épicurisme que j’aime cultiver et de plats réconfortants que je fais « par défaut ». Mais à force de lire les effets incroyables que peuvent avoir des changements d’habitudes alimentaires sur l’organisme et de prendre conscience que nous ne sommes pas prévus physiologiquement pour en assimiler certains (un intestin de végétarien, trop long pour digérer la viande qui y fermente, plus aucune production de protéine permettant d’assimiler le lactose après 10-12 ans,…), je me dis qu’il est peut-être temps pour un changement de paradigme!

J’ai donc décidé de me lancer un défi: manger de manière la plus exemplaire possible (selon les éléments ci-dessus) pendant 21 jours (période pendant laquelle les connexions neuronales, peuvent à force de répétition, se modifier durablement). C’est un temps acceptable pour faire des efforts conscients (prévoir les repas et faire des achats en conséquence), après quoi il est probable que d’une part j’aurais observé en moi des changements qui me donneront envie de pérenniser des nouveaux comportements, d’autre part que continuer sur la voie d’une alimentation saine ne me demandera plus de réels efforts.

Pour l’instant, j’admets qu’envisager de renoncer aux pâtes et à la crème pour cuisiner me parait redoutable (même si j’ai réduit ma consommation des deux depuis déjà quelques mois). A moyen-long terme, ce qui me parait compliqué, c’est de concilier ces nouvelles habitudes avec la vie sociale: difficile d’imposer de tels changements à des ados ou alors très progressivement, que boire quand je vais travailler au café le matin: le cappuccino on l’oublie, ainsi que toutes les déclinaisons du café et du lait, le jus d’orange aussi (trop acide) ainsi que le thé noir. Que dire de l’apéro au café (là, il y a toujours le pinard ;-)) ou de la sortie au resto? On est d’accord qu’il ne s’agit pas de tomber dans les extrêmes, mais en période de « challenge », ça me semble bien de faire les choses un peu à fond pour pouvoir en sentir les effets. Pour la suite, si vraiment la vue d’une pizza ou d’une assiette de pâtes ne me fait plus rien, il s’agit surement de choisir l’endroit où je peux avoir une viande avec légumes (sans féculents) ou de supers salades. Ce ne sont peut-être que d’autres habitudes à changer après tout…

Voilà, si ce sujet vous parle, je suis volontiers à disposition pour en discuter, échanger des recettes ou des bonnes adresses! Autres compléments à suivre sur ce blog.